La réduction d’impôt pour frais d’EHPAD
25 % des frais restants, dans la limite de 2 500 € par an et par personne hébergée.
Par David Rival · règles et chiffres vérifiés le 11/09/2026
Ce qui compte dans le calcul
On retient les frais d’hébergement et de dépendance après déduction des aides déjà perçues — allocation personnalisée d’autonomie et aide au logement. Les frais de soins n’entrent pas dans le calcul : ils sont payés par l’assurance maladie.
Le plafond de 10 000 € s’apprécie par personne hébergée : un couple dont les deux membres sont en établissement bénéficie donc de deux plafonds, soit jusqu’à 5 000 € de réduction.
Les règles précises
- Base légale : article 199 quindecies du code général des impôts. Aucune condition d’âge.
- Établissements concernés : EHPAD, unités de soins de longue durée, accueil de jour Alzheimer, en France ou dans l’Espace économique européen.
- Dépenses retenues : la dépendance, et l’hébergement seulement s’il s’ajoute à la dépendance. Les soins sont toujours exclus. On retient les sommes payées dans l’année, après déduction de toutes les aides reçues pour ces dépenses (allocation personnalisée d’autonomie, aide au logement, aide sociale).
- Déclaration : lignes 7CD (et 7CE pour une deuxième personne hébergée) de la déclaration complémentaire 2042 RICI. Une avance de 60 % est versée en janvier, régularisée à l’été.
- Justificatif : l’attestation annuelle de l’établissement, qui distingue hébergement et dépendance, à conserver trois ans. La réduction n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales.
Sources : service-public, fiche F17 (vérifiée le 15/04/2026) ; Bulletin officiel des finances publiques, BOI-IR-RICI-140 ; portail national des personnes âgées (27/03/2026).
Attention au mot « réduction »
Il s’agit d’une réduction d’impôt, et non d’un crédit d’impôt : elle vient diminuer l’impôt dû, mais elle n’est pas remboursée si la personne n’est pas imposable. Pour une personne non imposable, l’avantage est nul. C’est pourquoi le calculateur de ce site demande si la personne paie de l’impôt sur le revenu.
Et la participation des enfants ?
C’est un autre mécanisme, souvent plus avantageux. La pension alimentaire versée à un parent dans le besoin est déductible du revenu imposable (case 6GU), sans plafond chiffré : la limite est celle des besoins du parent et des ressources de l’enfant. Elle reste déductible lorsqu’elle est versée directement à l’établissement. Le parent doit en principe déclarer la somme reçue — sauf lorsque l’enfant paie directement l’établissement pour un parent aux très faibles ressources. Le calculateur estime ce coût réel après déduction pour chaque enfant. Source : impots.gouv.fr (07/07/2026).
Questions fréquentes
Peut-on cumuler la réduction d’impôt et la déduction de la pension alimentaire ?
Oui, mais sur des contribuables différents : la réduction s’applique à la personne hébergée, la déduction de pension alimentaire à l’enfant qui verse. La même dépense ne peut pas être comptée deux fois.
Quel montant déclarer ?
Les frais d’hébergement et de dépendance réellement payés dans l’année, après déduction des aides perçues. L’établissement délivre une attestation annuelle : conservez-la.
Sources : tarifs CNSA (janvier 2026) · identité et habilitation FINESS · évaluations HAS. Mois = tarif journalier × 30,5. Règles vérifiées le 11/09/2026. Responsable de la publication : David Rival. Méthode · Signaler une erreur